LAURENT COULONDRE

Avec son groove imparable et ses claviers électro-vintage, il est LA révélation du jazz d’aujourd’hui ! Laurent Coulondre et le batteur Martin Wangermée risquent bien de vous faire bouger sur votre siège !

Le garçon se faisait remarquer depuis quelques temps… En trio, il mettait le feu aux scènes de festivals en claviériste/organiste dont on pensait que l’indépendance phénoménale des membres (quatre mains ! quatre pieds !) avait été obtenue avec un groove éternel dans un pacte démoniaque en échange de son âme. Le phénomène fut consacré Révélation Jazz aux Victoires de la Musique de 2017 et accueilli comme lauréat de la Fondation Jean-Luc Lagardère.

Laurent Coulondre est de cette nouvelle génération de musiciens évoluant dans le jazz : bourré de talent et sans complexe, avec autant d’humilité et de simplicité. D’ailleurs, plus de catégories, de clans,… Primauté donnée au son et au plaisir, notamment sur son nouvel album où le claviériste convoque la fine fleur des batteurs hexagonaux. Sans se démonter il convoque sur le même morceau André Ceccarelli, figure tutélaire du swing français et Cyril Atef, le trublion de la batterie (Bumcello, -M-), Yoann Serra, inimitable signature, et son complice Martin Wangermée… Gravity Zero est un disque «toutes oreilles» qui ne laisse pas indifférent et se fraye un joli chemin en rassemblant de nombreux fans.

Pour lui, la musique (la vie ?) est un infini terrain de jeu, d’expérimentation. Les rencontres, il les provoque, croisant le fer avec ce que l’Hexagone a de mieux à nous offrir. Ce qui est touchant chez Laurent Coulondre, c’est que le jeune homme est en phase avec lui-même. Sa musique est dictée par ses désirs, rien d’autre. Un garçon brillant, un brin hyperactif. Sur ses claviers, tout travaille simultanément, les deux mains, les deux pieds (oui, en fait, il n’en a que deux de chaque… pourtant, on aurait cru que…). Son corps tout entier est dévoué à la musique, aux grooves inextricables qu’il tisse avec ses partenaires. D’incessantes illusions rythmiques, trompe-l’œil (devrait-on dire trompe-l’oreille), jamais rien de mathématique, juste la saine jouissance de celui qui s’amuse et nous communique son bonheur. Laurent Coulondre propose, (pro)pulse, ne se lasse pas de se jouer de l’horloge du temps. Sa musique ressemble parfois aux inextricables dédales d’Escher, on imagine en trouver la sortie mais on est ailleurs, perdu dans un océan de plaisir, de sons qui s’entrecroisent comme autant de paysages à explorer.

À L’ESTRAN, Martin Wangermée sera le brillant partenaire in crime du pianiste électronicien pour prendrent ensemble des virages sur deux roues dans une Ford Torino rouge à bande blanche (clin d’œil pour les connaisseurs).

Laurent Coulondre ne théorise pas ce qu’il fait. Qualifier sa musique ? Jazz ? Oui. Rock ?
Aussi. Jazz rock ? Pourquoi pas. Du groove ? Certainement, mais pas seulement… Au final, un homme de son temps, qui file un sérieux coup de pied dans les clichés du jazz.


photos © Jérémy Bruyère

vendredi 20 octobre — 20.30

VEN 20 OCT – 20.30

durée 1h30 sans entracte

0-10-13-16 €